Au Camp Tibétain.

15 Avril 2016 – Espace mystique.

Avant de reprendre le fil de nos aventures, quelques précisions. À Pokhara, nous avons un contact résidant dans le camp de réfugiés tibétain de Chorepatan. Il s’agit de Pascal. Nous nous sommes fixés rendez-vous chez lui.

Reprenons. Il est 15h lorsque nous arrivons à proximité de Pokhara. Pascal m’avait expliqué que Chorepatan était juste avant Pokhara. Je le signale à notre chauffeur mais il nous dit ne pas connaître de camp tibétain. Je lui donne le numéro de Pascal, pas de réponse. Il continue vers Pokhara en nous prétextant ceci et celà… Nous finissons par arriver sur une zone de taxis. Début des histoires. Nous descendons et il nous dit que nous devons prendre un taxi pour aller au camp alors que nous sommes passés devant en arrivant. Mais, avant de prendre un nouveau taxi, ils nous disent que nous devons payer nos chauffeurs. À notre grande surprise, ce n’était pas juste 2 jeunes en balade mais un taxi. Et oui, ils ne l’ont pas signalé en montant et seule la plaque d’immatriculation noire aurait pu nous mettre la puce à l’oreille. Hélas, nous ne connaissions pas les couleurs des plaques…

Désormais, nous devons payer 2 000 Rps (17€) ! Dur pour nos économies… Cependant, nous commençons à flairer les embrouilles népalaises et nous avions préparé une liasse de 300 Rps. Ils veulent jouer, nous aussi on sait faire. On leur explique qu’on a plus d’argent et qu’il nous restait juste ça. Ça discute, ça te fait la morale, ça essaie de te prendre par les sentiments… mais, entre les indiens et eux, nous commençons à être beaucoup moins manipulable. Au final, nous leur laissons nos 300 Rps et prenons la route du camp à pied.

Après une bonne heure de marche, transpirant, nous arrivons au camp tibétain. Nous trouverons facilement la maison de Pascal et le réveillerons dans sa sieste. Il nous accueille avec un sirop d’argousier provenant de l’Himalaya. Nous passerons un bon moment à échanger sur notre aventure, son experience, les népalais, les treks himalayens et d’autres sujets forts intéressants. Pascal est très ouvert d’esprit, aventurier, parapentiste et amateur du vivre autrement. Nous allons par la suite faire un tour du camp à la recherche de Dawa. Dawa est enfant de réfugiés tibétain et vit aujourd’hui dans la maison de son père, parti au Canada. Possédant également la maison de son oncle, il nous héberge dans le salon.

Le soir, nous allons boire un coca au grand hall du camp où se jouent des parties de tripot. Il s’agit d’un jeu de cartes où l’on joue de l’argent. Cependant, celà est formellement interdit au sein du camp tibétain à l’exception de ces quelques jours. En effet, l’équipe de football du camp lève des fonds pour se rendre à un tournoi annuel réunissant tous les camps tibétains en Inde (chose impossible au Népal dû à l’influence de la Chine). Nous resterons discuter avec Dawa et ses amis. Ils nous inviteront à manger avec eux, le repas préparé pour la communauté. Au menu, le traditionnel Dal Bhat accompagné de buffalo en sauce. La découverte du buffalo sous cette forme de cuisine aura été un régal ! Qui plus est quand, dans la soirée, on nous amènera une assiette supplémentaire de buffalo. Nous passerons la soirée dehors, à 6 ou 7, discutant, rigolant ou écoutant Dawa jouer de la guitare. La soirée s’achèvera à minuit et nous ne pouvions rêver de meilleur accueil ! Les tibétains sont vraiment cool.

Le lendemain, réveil 5h ! Avec Dawa, sa soeur Nima ainsi que deux européens résidant dans le camp, Stan et Maya, nous allons à à Pagoda. Temple bouddhiste surplombant les alentours, il faut près d’une heure d’ascension à pied pour pouvoir admirer le lever du soleil et prendre son petit-déjeuner. Malheureusement, le ciel est voilé et nous ne pouvons pleinement profiter de la vue. Nous nous contenterons de nous remplir la panse. Un tour du temple, quelques photos et vient le moment de redescendre. Mais, nous ne prendrons pas la même route que nous amis. Nous descendons de l’autre côté, à destination du lac de Pokhara. En bas, nous prenons une barque pour traverser et rejoindre la rue touristique de Lakeside, district de Pokhara. Nous avons quelques courses à faire pour le trek à venir.

Nous décidons de remonter la rue en parcourant les innombrables magasins de trekking. Mais, sur la route, nous voyons quelques coureurs défilés. Intrigué, je m’y intéresse de plus près. Ils ont des tenues de triathlète dont certaines arborant le logo de la fédération internationale. Il s’agit bien d’un triathlon ! J’ai beau quitté mes bases, ce sport me suit. Petit clin d’oeil à la famille du Tri. Nous continuerons notre shopping jusqu’à avoir faim. Nous nous arrêtons manger un bout et c’est reparti. Au final, nous achèterons du p’tit dej pour les jours où ce sera hors de prix, quelques barres de céréales, un réchau, un bonnet et de la crème. Nous prenons la direction du camp, mais nous faisons halte au bureau délivrant les permis de trekking. C’est alors que nous apprenons qu’il faut un permis spécial pour accéder à notre trek. De plus, la présence d’un guide est obligatoire. Il faudra passer par une agence. Nous rentrons au camp. Nous souhaitons voir Pascal pour discuter du trek mais nous arrivons au mauvais moment, c’est l’heure de la sieste. On repassera. On va au grand hall espérant trouver Dawa. Il n’est pas encore arrivé mais son ami, Nawa, nous offrira du thé pendant que les joueurs s’adonnent à leur dernière journée de tripot. Dawa et Pascal ne tardent pas à arriver. On échange sur les nouvelles de la journée et nous conseillent une agence de trekking. La communauté nous offre une assiette de riz frit, il est 18h. Ensuite, nous trainons chez Dawa jusqu’à ce qu’il parte manger avec Stan et Maya. Nous rentrons à notre chambre pour cuisiner des pennes à la sauce tomate. Nous partageons notre repas avec Nima qui vit aussi dans la maison de son oncle. Ce repas nous rappelle notre cuisine française et nous fera passer une bonne nuit.

Ce matin, le réveil est convivial ! Dawa nous a convié à partager notre petit-déjeuner avec Stan, Maya et Nima. Le repas est fort agréable et nous lance dans notre journée. Après avoir fait quelques rangements, nous partons pour l’agence de trekking via le bus local. C’est parti pour des négociations. On s’en tire avec une prestation à 370$ soit 325€ avec les permis compris et le guide autonome pour 5 jours de trek. On s’arrête manger un bout, on repère un magasin bio où Dawa avait acheté un succulent miel dégusté le matin et nous rentrons. Il est déjà 18h. Juste le temps de se changer, nous sommes invités chez Pascal pour le dîner.

Chez Pascal, tout le monde prépare les papillotes de poissons achetées dans l’après-midi. L’ambiance y est agréable. Une nappe au sol, nous nous retrouvons tous autour d’un apéro. On échange, parfois en français, d’autres fois en anglais. La soirée va bon train, on se régale à partager de tels moments à l’autre bout du monde. Puis vient l’heure du poisson… pas frais ! Malheureusement, un seul des 10 poissons est mangeable. On se rabat sur les légumes qui, eux, s’avèrent delicieux. La soirée se terminera autour de la table à discuter de tout et n’importe quoi. Une journée de plus s’achève au camp tibétain et elle fut encore excellente.

Nouveau réveil et nouveau petit déjeuner convivial, on ne s’en lasse pas ! Tous autour de la table, on se régale. La journée débute tranquillement. Pour nous, pas de panique, nous attendons les infos de notre agence. Aurons-nous nos permis de trek aujourd’hui ? La réponse tombe à 16h, nous pouvons aller les récupérer. On enfile nos débardeurs, gracieusement offerts par Jean et Nico avant notre départ, et en route pour Lakeside. En bus, ça va vite et c’est pas cher ! On récupère notre permis a 16h45. Désormais, il nous faut retirer 30 000Rps (250€) pour les 15 jours de trek qui nous attendent. Et oui, dans l’Himalaya, pas de distributeurs de billets. Dans notre quête, une averse vient nous refroidir ! Pas de Kway, en débardeurs, nous nous abritons dans un café. Mais, l’averse persiste et il faut trouver un moyen de rentrer. Sauf qu’à cet instant, pas de bus… nous prenons la pluie pendant 20mn avant de trouver le bon bus. Heureusement, car, nous commencions à être bien trempés.

De retour au camp, nous retrouvons Dawa mais que pour un bref instant car il passe la soirée avec Stan et Maya. De notre côté, nous avons prévu un repas de chez nous à partager avec Nima. Nous nous lançons dans la préparation de frites maison accompagnées d’une salade de tomates et d’oignons. La base quoi ! Nous réussissons parfaitement l’exercice culinaire et nous nous régalons. Nima apprécie mais cela manquera peut être un peu de relief pour ces habitués des épices. Nous ne tarderons pas à aller au lit après un black tea car demain, c’est le départ pour l’Himalaya !

Réveillés à 5h, petit déjeuner vite englouti, sac à dos bouclés… à 6h10, nous embarquons à bord d’un taxi direction la gare routière. Bientôt, nous serons au coeur du plus gros massif montagneux du monde et nous en profiterons pour le partager avec vous.

Dès à présent, retrouvez la première partie de notre trek himalayen, ici.

Ludo & Léo.

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