Rencontre avec le Népal.

7 Avril 2016 – Des sourires gratuits

Descendu du bus, nous prenons la route pour le Népal aux alentours de 16h. Nous commençons par un arrêt au bureau de l’immigration indien. Nous remplissons le formulaire de sortie et hop, le tampon officiel de sortie du pays. Nous avançons de 50m pour passer la « douane ». La responsable contrôle nos passeports et nous autorise à quitter le territoire. Enfin, nous franchissons une arche représentant la frontière Inde-Népal. Là, nous sommes appréhendés par des militaires qui nous indiquent le bureau de l’immigration népalais à 500m, nous avançons. Même pas 100m que nous marchons et un motard de la police népalaise nous intercepte… nous devons revenir à la frontière pour remplir le cahier d’émargement. Demi-tour, cahier rempli, nous repartons. 500m nous séparent du bureau d’immigration et déjà, des jeunes nous abordent, nous saluent et discutent avec nous arborant un sourire naturel.

Bureau de l’immigration népalais, porte close… on frappe, on se manifeste mais personne ne vient. La voisine sort et nous informe que c’est fermé. De plus, il faudra revenir demain à 10h. La blague, on va où coincés entre deux pays ?! Heureusement, sa fille viendra à la porte appeler en népalais. Deux jeunes garçons sortirent pour nous accueillir. On s’installe, remplit le formulaire d’entrée et on donne nos passeports. Cependant, nous avons le visa et ils ne sont pas habitués à celà car, généralement, il se prend à la frontière. Dans le doute, ils appellent le grand frère qui arrivera 20mn plus tard. Lui-même appelle quelqu’un… enfin, après plus de 35mn d’attente, il sort le tampon officiel et l’appose sur notre passeport. On peut reprendre la route et passer le contrôle militaire qui se fait avec des hommes chaleureux, accueillant et souriant.

Il est 17h, nous sommes le 7 Avril 2016 et nous venons officiellement d’entrée au Népal.

Ici, rien à voir avec l’Inde. Les paysages sont plus ruraux avec des champs à perte de vu. Les habitants sont souriants et notre présence ne semble pas les déranger. Et de suite, nous nous sentons apaisés. Je dirais même, que l’on peut comme ressentir une bouffée d’oxygène.

Alors que nous marchions depuis plus de 10mn en direction de la première ville, Nepalgunj, une cariole nous dépasse. Parmi les personnes à bord, une jeune fille nous salue et nous lui répondons. C’est alors qu’ils arrêtent l’embarcation pour nous attendre et nous font signe de monter. On ne fait pas les difficile et l’on s’exécute. Cette cariole à deux roues, tirée par un cheval, transporte désormais 8 personnes ! Je trouve ça énorme pour une seule bête et seulement 2 roues. Ils nous déposeront dans Nepalgunj. À cet instant, habitué à la tradition indienne de réclamer de l’argent, je sors un billet de 20Rps. Mais, ils refusent. Je leur laisserai tout de même pour la symbolique.

Nous entrons dans la ville. Certains nous regardant comme si nous étions des extraterrestres mais souvent le sourire au lèvres lançant un « Namaste », bonjour en népalais. Désormais, nous nous lançons à la recherche d’un distributeur de billet. Quoi de mieux qu’un policier pour nous renseigner, d’autant plus qu’on en retrouve à chaque coin de rue ! Une aubaine pour éviter toutes mauvaises aventures. Nous trouvons très vite et passons à la recherche d’une solution pour rejoindre Kohalpur, ville plus au Nord. La ville se trouve sur la route du parc National de Bardia, 80km plus à l’ouest. Les policiers nous indiquent l’endroit où nous pouvons le trouver et nous arrivons juste à temps pour embarquer.

Le bus filant à toute allure, nous arrivons très vite à Kohalpur. Au cours du trajet, je fais la rencontre de Dris, un népalais de 26 ans. Dans la discussion, je lui demande s’il connait un endroit où nous pouvons dormir. Chanceux, sa soeur travaille dans un des seuls hôtels de la ville.. Nous décidons de le suivre. Au Pop Life Hotel, nous trouvons des prix dépassant notre budget quotidien mais il est tard, la nuit est tombée, nous n’allons pas errer sans destination. Un bon dîner, une bonne douche et nous pouvons aller profiter de cet épais et confortable matelas.

La nuit aura porté ses fruits, nous sommes en forme ! Nous engloutissons un bon petit-déjeuner avant de prendre la route en direction du Parc National de Bardia et de la ville de Thakurdwara. Nous commençons par marcher et observer le paysage bien différent de l’Inde. Après une petite heure, nous commençons à faire du stop, en effet, 80km à pied, c’est ambitieux. Très vite, une Jeep s’arrête et nous prend. À son bord, R.N Sharma et son chauffeur, ils nous déposeront 20km plus loin. Là, ça devient plus compliqué et un motard nous interpelle demandant notre route. Apprenant notre destination, il nous dit que nous trouverons personne et décide de payer le bus pour nous y rendre. Chanceux, nous embarquerons dans le bus.

Après plus de 4h de bus, pas toujours confortablement installés, nous arrivons à Thakurdwara. Mais, nous avions repéré sur notre guide un Homestay (accueil chez l’habitant) qui se trouve, selon les dires, à 7km d’ici. Tanpis, on va marcher. 200m plus loin, une Jeep s’arrête, c’est l’équipe d’un hôtel et ils veulent nous montrer leur établissement. On accepte, ça nous avancera un peu ! Nous découvrons leur chambre et celà s’avère très sympa mais nous souhaitons voir notre premier choix. On reprend notre marche au travers des champs et de quelques habitations. Ici, pas de voitures, quelques vélos, des piétons et ce bonheur d’entendre le vent souffler dans les cimes des arbres. On peut s’écouter marcher, entendre les oiseaux chantés et laisser libre court à nos pensées.

Enfin, nous arrivons à un croisement. Là, sur le canal longeant la route, des buffles se baignent alors que les enfants jouent au bord de l’eau. Hors de l’eau, je reconnais un jeune qui se trouvait dans le bus. Je lui demande où se trouve notre Homestay. C’est alors qu’une petite fille se manifeste en anglais : « c’est ma maison ! ». Elle file en courant et nous montre la voie. Elle va chercher les clés des chambres et nous ouvre les deux. 4 lits pour 2, on lui dit qu’une seule chambre nous suffira. Très gentille, elle appellera son père, absent à cet instant. Géré par un couple népalais-hollandais, la mère est actuellement dans son pays natal et nous ne la rencontrons pas.

1h plus tard, Budhi arriva.

Découvrez la suite prochainement. Toutes les photos de l’Inde ont été publiées !

Ludo & Léo.

Share on Facebook0Tweet about this on Twitter0Pin on Pinterest0Email this to someone

2 thoughts on “Rencontre avec le Népal.

  1. c’est un bonheur de pouvoir vous suivre,helas nous ne sommes pas des plus assidus,bonne continuation NANOU REGIS;

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *